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Plus de processeur pour les robots que pour les développeurs

Bruxelles, 7 septembre 2026

Dans sa chronique hebdomadaire Des pacemakers coupés du suivi médical, Linux étouffé par les IA et des comptes Claude piratés et revendus : on vous raconte la semaine Cyberguerre, Numerama rapporte les constats de l'ingénieur Konstantin Ryabitsev : sur git.kernel.org, les collecteurs de données destinés à l'entraînement des modèles consomment désormais plus de ressources processeur que l'ensemble des accès légitimes.

Ces collecteurs lisent l'historique du dépôt modification par modification, une par une, procédé coûteux pour le serveur et sans nécessité technique. Parcourir un dépôt public est licite ; l'infrastructure ouverte n'en absorbe pas moins une charge qu'elle ne choisit pas.

Kernel.org a déployé Anubis pour filtrer le trafic, mais l'adaptation continue des robots affaiblit la protection à mesure qu'elle se met en place. Ryabitsev observe une course à l'escalade où chaque contremesure rencontre son contournement. Il décrit une situation ayant « vraiment dégénéré » et ne tient plus l'avenir de l'infrastructure du noyau Linux pour assuré.

La même chronique rapporte une panne d'une autre nature. Depuis le 25 août, Boston Scientific fait face à une cyberattaque qui a interrompu ses opérations informatiques, et les nouveaux pacemakers et moniteurs cardiaques implantables ne transmettent plus automatiquement leurs données. L'appareil continue de fonctionner ; la transmission automatique s'est arrêtée. Aucune revendication n'a été enregistrée, le type d'attaque reste indéterminé, la piste du rançongiciel n'étant pas écartée.

Dans l'espace public, les affiches générées par IA ont fleuri cet été — programmes de kermesses, menus de restaurants, annonces de concerts —, et la contestation s'organise en ligne, en particulier chez les graphistes professionnels, comme le décrit Le Monde le 7 septembre dans Face au déferlement des affiches utilisant l’IA dans l’espace public, la résistance en ligne s’organise. L'article y lit le signe d'une défiance plus large.

Deux lectures opposées de la même intensité d'usage circulent en fin de semaine, toutes deux sur The Decoder. La première, Chatbots built an "echo chamber of one" and now psychiatry has to decide if "AI psychosis" exists EN, rapporte que des chercheurs du King's College London examinent si la « psychose associée à l'IA » doit devenir un diagnostic clinique à part entière, et cite les chiffres auto-déclarés d'OpenAI : environ 560 000 utilisateurs par semaine présenteraient des signes de psychose ou de manie. La seconde vient de l'intérieur de l'entreprise : le développeur Thibault Sottiaux qualifiait Astra de « biggest competitive advantage » tant que l'outil restait interne, l'usage interne ayant selon lui tellement accru la cadence que certains plans ont été avancés de six mois EN.

Les 560 000 utilisateurs sont un chiffre auto-déclaré d'OpenAI, et les six mois d'avance, une affirmation de Thibault Sottiaux sur l'usage interne d'Astra. Sur git.kernel.org, la protection recule devant les contournements, et Ryabitsev ne tient plus l'avenir du noyau pour assuré.

— John Linotte · Section des Billets · Bruxelles · mmxxvi

Articles cités dans le billet (4 articles · 3 sources)

Ce billet a été rédigé avec l'assistance d'un système d'intelligence artificielle. Les sources citées sont vérifiables ; la voix éditoriale relève du Département des Harnais.

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